Notre avis sur le cul

Au secours , je souffre de SPM (Syndrome Prémenstruel)

SPM

Je ne sais pas si vous aussi vous souffrez de SPM (Syndrome prémenstruel) mais moi ça me fait devenir une toute autre personne et ça me gâche un peu la vie.

Une semaine avant d’avoir mes règles, je sens que je ne suis plus la même personne. Non seulement j’ai mal dans mon corps entier mais je passe de la nana cool et gentille à une espèce de catcheuse en mal de combats bien saignants. Godzilla à côté de moi c’est littéralement du pipi de chat.

Sur le coup cela peut sembler amusant voir même un peu ridicule. Et puis, de toute façon cela fait des siècles que les hommes nous disent que nous sommes dominées par nos hormones et qu’ils nous supportent dans nos moments les moins glamour. D’ailleurs le “Tu as tes règles ?” fait encore des ravages au sein des couples qui traverses des épisodes houleux.

Et bien chez moi, c’est vrai, j’ai honte de le dire mais c’est totalement exact, je suis dominée par mes hormones. Et ça commence toujours de la même façon, mois après mois sans que je ne vois aucune amélioration notoire au fil des ans, même après avoir eu des enfants, même en prenant la pilule.

Quand je me lève le matin et que tout m’exaspère à peine ai je mit le pied à terre, je sais que je viens de rentrer dans une phase de mutation cryogénique intense. Si ça existe, pourquoi tu me regardes comme ça toi !!!!

Le moindre bruit me rend dingue. Alors il faut mieux éviter les biscottes que l’on mâche la bouche ouverte, le papier alu que l’on froisse, les slurps quand on boit son café, l’émiéttage de pain au chocolat devant moi si vous ne voulez pas connaître les joies de posséder un doberman en colère. Car oui j’aboie, je grogne et je mords.

Ne vous avisez pas non plus de me dire que j’exagère , car évidemment non ce n’est pas mon genre, je suis une fille cool et gentille, c’est bien connu !!!!

Après avoir passé en revue tout ce qui me dérangeait chez vous lors du petit déjeuner et vous avoir prodigué tous les conseils nécessaires pour changer vos habitudes détestables, je me sens mieux et je ne comprend pas vraiment pourquoi vous ne semblez pas du tout ravi d’avoir eu cette charmante discussion , pour votre bien en plus.

Votre ingratitude est insupportable mais bon heureusement que je suis une fille cool et gentille. Je fais preuve de tolérance à votre égard et je vous laisse vaquer à vos occupations.

Dans les transports en commun, rebelote, il suffit qu’une personne me bouscule pour que mes sens s’échauffent et que je me mette à exiger des excuses au présent du subjonctif. Il n’est pas née encore, celui qui pourra y échapper et s’il tombe sur moi en période de SPM, je pense que je resterais gravée à vie dans sa tête comme l’expérience la plus traumatisante de grammaire qu’il n’ai jamais connu.

En plus d’être à prendre avec des pincettes, j’ai soudain des obsessions, et j’ai une envie folle d’aller chercher la petite bête chez l’être qui à la patience de m’aimer. Et c’est toujours à ce moment là que je trouve que je ne suis pas assez aimée, pas assez câlinée et que je ne reçois pas assez de mots d’amour. En résumé, je suis une incomprise de la vie et de l’amour.

Le reste du temps je vis très bien sans en recevoir autant, je n’en ai pas plus besoin que cela car je vois bien tous les gestes d’amour quotidien de mon Maître à mon égard. Mais dés que que je commence à avoir mes poussées d’hormones mensuelles ça me travaille, pire ça m’obsède.

Alors voila que je me tyrannise mentalement en invectivant ciel et terre. Je deviens une victime, une pauvre causette qui n’a rien du tout et qui souffre. Il m’arrive même d’être parano et de croire à des choses qui n’existent pas.

Tout cela fait monter un petit volcan de lave en moi que je déverse allègrement sur #Lui en le tartinant de grosses doses de reproches infondés qui le laisse pantois de désarroi. Oui, il est innocent, il n’a rien fait, mais à ce moment là il est coupable de tout et puis c’est tout.

Le pire dans cette histoire de SPM c’est que ça dure en moyenne 4 à 5 jours avant que j’ai mes règles et que je laisse enfin tout le monde tranquille.

Il n’existe pas vraiment de traitement pour ce genre de symptômes et de nombreuses femmes en souffrent tous les mois. Chez moi, c’est la colère, l’énervement ou les pleurs qui sont les marqueurs les plus couramment identifiés. Mais bien d’autres maux existent comme les envies de suicide, la dépression, l’insomnie, la boulimie, les trous de mémoire et je vous en passe.

Si vous voulez vous renseigner sur le sujet vous pouvez lire un article ici

Si vous aussi vous en souffrez, n’hésitez pas à me laisser votre témoignage sur le blog.

Merci à toutes les personnes qui me supportent dans ces moments là, je sais que je ne suis plus moi même, je suis consciente de la situation mais j’ai du mal à lutter contre toutes ces sensations qui m’envahissent et qui moi aussi me font souffrir.

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