Travail d'auteur

Dialogue avec “Ma Chatte”

ma chatteTu es  rubiconde, joyeuse et gourmande ma chatte. Tu es le gage de ma féminité, fente universelle, déchirure du milieu de mon corps. Bouche large et aspirante qui me permet d’avoir un F sur ma carte d’identité. Je suis consignée, marquée à vie, c’est à cause de toi ma chatte, toi qui miaule ton désir, qui coule et qui me parle.

Je te regarde avec bienveillance, je prend un miroir et je te contemple avec mon regard de femme. Je veux comprendre ce que les hommes ont vu de toi, quand entre mes cuisses, ils m’ont fait jouir en te touchant et te possédant. Je sais que tu es attirante, hypnotisante et que tu rends aux hommes leurs rutilantes animalités. Mais j’ai envie que tu me fasse rêver moi aussi, moi ta détentrice à vie.

Chairs roses et humides, palpitantes de vie, tu brilles d’une douce lueur qui perle sans discontinuer. J’aime cette ligne fermée qui s’évase doucement et qui finit par s’ouvrir et faire ressortir une de tes petites lèvres, plus grande que l’autre. On dirait une langue prête à laper tout ce qui passe à sa portée.

Oh bien sûr, tu n’étais pas ainsi à l’origine, tes deux lèvres étaient identiques, symétriques. Mais tu te souviens, n’est-ce pas de ces longues nuits ou jeune fille je t’explorais à n’en plus finir ?

Déjà je n’avais pas beaucoup de sommeil, alors pour passer le temps, je faisais descendre ma main vers ton antre et je te fouillais d’abord doucement puis avec vigueur.

Je te maltraitais, ravie des sensations que tu me renvoyais, tirant sur une de tes lèvres pour en tester l’élasticité et écouter ce petit bruit de clapotis que tu offrais à mes oreilles en éveil. Je n’arrivais pas à en m’en lasser et je provoquais les soupirs agacés de ma soeur qui elle voulait dormir.

Quand je me suis lassée de t’étouffer avec mes doigts, je t’ai gavé à outrance de tout ce qui pouvait entrer en toi. Mon imagination était vaste et j’ai découvert tous les plaisirs que tu avais à me donner. Je ne verrais plus jamais le bricolage et l’art culinaire de la même façon.

Je sors de mes rêveries et te regarde à nouveau, tu es toujours vive et l’évocation de ta jeunesse entre mes mains te fait de l’effet. Je t’écarte car j’aime bien ce moment ou l’air ambiant vient lécher les profondeurs de tes territoires lointains. J’admire la palette chromatique que tu offres à mes yeux.  Tu passes du rose tendre à des couleurs plus charnelles. J’aime le rose tenace et violacé de tes plis juteux. J’imagine sans mal quel tableau tu offres, à tes amants qui de leurs doigts pressés te découvre. Fleur carnivore, tu éclos, pétale après pétale puis t’ouvres, montrant ton entrée qui clignote comme les néons d’un hôtel de passes.

Fleur des trottoirs, tapant du talon sur les pavés usés, tu t’offres sans complexes à celui ou celle qui sait bien te dominer. Alors large et avide tu l’engloutis d’un seul trait, le guidant vers ton point G. Dompteuse de queues et de mains, ta ménagerie te suffit à atteindre un plaisir raffiné.

Parfois tu te comportes comme une vieille pute qui à tout vu, tu as l’accent gouailleur d’une Arletty qui débiterait sa  réplique mythique ” Ma gueule, Mais qu’est ce qu’elle à ma gueule ?”.

Elle est pas mal ta gueule en vérité, elle appelle l’origine du désir. Tu palpites, tu baves, on dirait une grenouille en chaleur, avoue moi tout, tu as envie d’être investie, comblée, bien remplie ?

Je te regarde avec un sourire complice, petit escargot qui réclame sa récompense. Alors je te donne un de mes doigts que tu t’empresses d’avaler, carnivore !! Mante religieuse tu me dévores sans remords.

Je le ressort chaud et plein de ton envie. Quand je te goûte, je sais pourquoi tu reçois autant d’hommages linguistiques. Tu as de la saveur tu sais ? tu restes en bouche comme les bons crus, tu affoles les papilles et tu montes au cerveau. Liqueur aphrodisiaque qui fait tendre à l’extrême, les queues qui te chevaucheront sans relâche. Tu es une séductrice manipulatrice, tu endors ta proie pour mieux t’en régaler ensuite, ne laissant plus d’autre option à tes victimes que de sombrer dans le néant d’un non retour extatique.

Voila que tu rougis sous les compliments que je te fais petite dévergondée !!!  En bonne gourgandine éduquée tu me réclame plus. Tu es bien trop gourmande et impétueuse, ce n’est pas encore ton heure.  Je referme les cuisses, pose le miroir et m’endors doucement, fière de posséder une chatte si bien née.

4 réflexions au sujet de « Dialogue avec “Ma Chatte” »

  1. Jolie prose évocatrice 🙂 .
    J’ai toujours rêvé de “manger” une chatte depuis que je suis adolescent, et la réalité fut aussi agréable et excitante, et j’adore ça. De nos jours, je regrette un peu qu’on ne voie plus beaucoup de chattes justement, avec la mode de l’épilation, mais on en revient un peu. Étant né avant les années 80, pour moi le poil était (et reste) synonyme de maturité sexuelle et de féminité, même si l’épilation a aussi son côté érotique (mais pas totale de préférence). La présence d’un petit gazon au moins a tendance à rentre l’odeur plus excitante aussi, je trouve.
    C’était juste un petit témoignage en passant.

    1. Pour répondre à OlivierJ, j’ai connu les années 80-90 à l’époque où l’épilation intégrale n’existait pas. A cette époque, il était très excitant de s’épiler intégralement le sexe (homme ou femme) et de rencontrer une fille adepte aussi de l’épilation intégrale (c’était très rare) ou de convaincre sa copine de le faire.
      J’ai été en effet adepte avant l’heure de l’épilation intégrale pour moi-même et les femmes que je rencontrais, avant que cela devienne un phénomène de mode, c’est vraiment dommage à ce propos car c’était très excitant à l’époque :
      1/ de surprendre sa nouvelle copine avec un sexe entièrement épilé lors de la 1ère relation sexuelle.
      2/ ensuite de l’initier à cette pratique (après moult discussion et débat).
      3/ ou de rencontrer une fille épilée intégralement (car c’était très rare).
      Aujourd’hui, l’excitation n’y est plus car cette pratique est entrée dans les moeurs et je n’ai plus l’impression de transgresser un tabou avec ma copine.
      Mille fois dommage !

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