Mon journal Intime

Fin juillet, Hôtel le Déclic, Paris

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Quand il me demande ce que je fais le lendemain, je sais qu’il va venir. Il ne me prévient pas plus que cela, c’est sa façon à lui de me dire qu’il est là. Puis effectivement il est là.

Je vais le chercher à la gare, j’aime bien, ça me rappelle les vieux films que je regardais quand j’étais petite. Sauf que moi je ne le cherche pas du regard, je regarde mon téléphone et je fais la fille occupée. Je ne veux pas qu’il pense que je l’attends désespérément. Pourtant je l’attends c’est une évidence qui ne peut pas lui échapper.

Mais je veux qu’il me voit comme une femme forte, capable de gérer ses émotions et non pas comme une enfant qui trépigne d’impatience.

Je l’embrasse et le regarde, je vois ses yeux noirs que j’aime tant mais je ne vois pas ce qu’il pense. Alors s’enchaînent les questions dans ma tête, je me demande s’il est heureux d’être là, s’il sent toujours cette connexion entre nous. Mais j’ai beau regarder , je ne vois toujours rien, je fais donc ce qu’il y a de plus simple à faire, je lui souris.

Cela me fait du bien d’entendre sa voix, je ne l’entends que quand il vient. Il ne m’appelle jamais au téléphone sauf s’il à quelque chose à me demander. Il m’écrit cependant tous les jours, c’est sa façon à lui de communiquer avec moi. Nous nous vouvoyons continuellement, il pose ses mots, ses phrases puis il me les envoient.  Il me fait partager sa vie, Il me fait part de ses désirs et de ses envies, me bombardant de photos esthétiques aux connotations pornographiques. Nous aimons le cul et nous nous le disons par écrans interposés, comme tous les jeunes que nous ne sommes plus tout à fait pourtant.

Nous prenons le métro, j’aime bien ce côté proche du peuple. Le métro est notre façon de nous redécouvrir, en quelques stations nous reprenons nos marques, nos habitudes, nos corps se retrouvent et nous sommes enfin en phase.

Nous allons à l’hôtel qu’il a réservé pour 2 jours et que nous ne comptons pas quitter plus longtemps que la durée d’un dîner ou d’un déjeuner. Tout est toujours beau dans les hôtels ou nous logeons, mais je préfère quand nous allons dans un appartement. L’hôtel n’a pas d’univers propre, c’est un lieu de passage. Aller chez des gens et occuper leur espace de vie me plait. Baiser sous cette douche ou la veille, les habitants faisaient simplement leur toilette à un côté décadent qui me ravit. J’aime laisser nos empreintes et nos fluides dans l’intimité des autres et m’y sentir comme chez moi.

La chambre est figée, rangée selon un modèle précis, les cousins sont bien posés sur les draps blancs. Il y a une petite couverture de velours noire et un grand portrait rétroéclairé qui nous regarde. Une femme qui ressemble à la princesse Grace de Monaco, nous prend en photo. Je me demande combien de temps, il a fallu à la femme de ménage, pour obtenir ce résultat parfait, pour aligner au millimètre prés tous ces coussins noirs ?

Son regard s’accroche à mes pensées, je perçois qu’il réclame silencieusement mon attention et ma présence. Il me prend par les cheveux qu’il serre entre ses doigts energiques et m’embrasse. Je sens sa langue s’enfoncer dans ma bouche et s’enrouler autour de la mienne. C’est chaud, c’est mouillé et c’est bon . Je répond ardemment à ce baiser qui me laisse les jambes en coton et l’esprit défaillant. Il vient d’allumer en moi un désir palpitant et irrépressible qui me donne l’impression d’être un meuble qui voit  à nouveau la lumière après une longue période caché sous un drap.

Il me dépoussière avec ses caresses de toute cette attente qui est venue s’accumuler sur mes épaules. Je m’accroche à lui comme une presque noyée qui sait qu’elle vient de tomber sur son sauveur, lui fait faire quelques pas de danse et le fait basculer doucement sur ce lit parfaitement tendu qui se froisse brutalement sous le poids de son corps.

Je viens de saccager le travail d’autrui, mais il est beau ainsi étendu sur cette toile blanche qui plisse dans tous les sens. Je le regarde, il m’excite. Il a maigri mais je ne lui dit pas parce que je ne veux pas qu’il perdre ses petites rondeurs à peine visibles qui savent flatter mes mains.

Je me met à genoux et lui enlève ses chaussures, ce rituel que j’ai mis en place me plait toujours autant et je crois que cela l’excite. Je lui ouvre doucement sa ceinture en cuir faisant durer l’acte plus que de mesure. J’aime bien voir le bouton de son pantalon céder sous mes mains expertes. Sa fermeture s’ouvre doucement laissant apparaître le bout d’un caleçon portant le nom d’une marque de luxe. Je fais glisser son pantalon le long de ses hanches et admire son érection qui est déjà bien ferme.

Nous ne nous sommes rien dit encore. Je le libère de son caleçon qui est devenu trop étroit et j’engloutis sa queue. Je sais qu’il va gémir et je ne me priverais pour rien au monde de ce son divin qui vient chatouiller ma libido et la faire monter en flèche. Je le pompe quelques instants puis je me met à lui lécher les couilles qu’il à bien pleines. Je les triture de ma langue joueuse puis je les gobe sous ses yeux pleins d’envies. J’aime qu’il me regarde lui faire des choses et plus il regarde, plus je m’applique.

Il y a un miroir en face du lit, je peux me voir le sucer, je vois ma tête monter et descendre entre ses cuisses ouvertes. Je pousse la perversion à me faire un clin d’oeil, comme si j’étais voyeuse et complice de cette fille qui fait aller et venir la queue de son homme entre ses lèvres. Puis lasse de voir mon reflet, je me lève et vais offrir ma chatte humide à sa langue. Je m’accroupie au dessus de sa bouche et vient frotter ma fente le long de son visage. Je sens sa langue chaude et pleine de bave me pénétrer et je m’en délecte en venant lui offrir un 69 sensuel.

Sans doute son désir est-il trop fort, car il se relève d’un coup et vient me déchirer la chatte de sa grosse queue tendue et pleine de jus. Il me crache dans le dos et sur le cul et je sens sa salive fraîche couler sur moi alors qu’il me travaille au corps avec application. J’aime sentir sa main ferme sur ma nuque et sa queue coulisser dans mon corps. Quand il sent que je suis toute échauffée, il se retire et enfonce sa main dans ma chatte ouverte et gonflée. Il me baise avec force, allant griffer mon point G, ne me laissant pas d’autres choix que de me répandre par énormes jets sur ce lit que je trouvais trop figé et qui désormais ressemble à un fabuleux foutoir humide.

Je cris, je pleure et je me vide de toute ma substance laissant sous moi une énorme flaque que les draps boivent avec avidité. J’ai encore jouis intensément, sans le voir venir, prise sous les flots de l’émotion intense qu’il me procure et contre laquelle je ne suis pas apte à lutter. Je regarde la tâche de mon désir s’étendre peu à peu dans notre lit, qui désormais est à nous et j’ose quelques mots d’une atroce banalité. “J’ai inondé le lit …..”.

Il me sourit avec ce regard intense qui parfois me fait me sentir toute petite face à lui et me répond : ” Je dormirais dans votre odeur et je me roulerais dedans.”

Hôtel le Declic , Paris

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