Travail d'auteur

Je me fantasme bisexuelle

Bisexuelle

J’ai une sexualité hétéro, une vie hétéro et je baise hétéro, rien de plus classique dans le fond.  J’aime vraiment beaucoup les hommes qui dans leur identité masculine sont vraiment le complément de mon ultra féminité. Je ne me suis donc jamais vraiment tournée vers les femmes, même si je reconnais que certaines, parfois ne m’ont pas vraiment laissé insensible non plus.

Maintenant de là à me dire que j’allais coucher avec l’une d’entre elles, il y avait un vrai fossé .Pourtant et vous n’allez pas me contredire, je pense que ça ferait très plaisir à mon amoureux qui se voit très bien me regarder baiser avec une femme et même y participer si l’occasion se présente.

J’ai toujours entendu mes copines rirent sous cape et avouer à demi mots qu’elles avaient faits leurs premières armes sexuelles en roulant des pelles, jeunes lycéennes, à leurs meilleures amies, dont elles étaient si proches. La proximité aidant, elles avaient toutes plus ou moins tripoter une femme, allant pour certaines jusqu’à lècher la chatte de leurs copines pour vivre des sensations interdites. J’avais eu des copines moi aussi, même plutôt proches, mais au grand jamais, je n’avais glissé vers cette pratique qui semblait tout à fait commune en fait quand j’écoutais les autres. Moi avec ma meilleure copine de l’époque on chantait des chansons des “New kids on the block” sur des cassettes. Nous nous parlions des mecs qui nous faisaient flasher en échafaudant des plans de dingue pour réussir à attirer leur attention.

J’étais vraiment à mille lieux de fricoter avec le même sexe et pourtant j’aurais pu, je pense, étant dans une école catholique avec un internat à forte concentration féminine, rien n’aurait été plus simple.

Ce n’est que bien plus tard, vers 25 ans, que j’ai commencé à  pendre  conscience que je pouvais aussi plaire aux filles. Prise de conscience un peu hasardeuse ou je fus surprise de constater que les sourires de la fille qui me servait mon déjeuner tous les midis n’étaient pas des sourires gentils de complicité féminine mais plutôt des sourires de séduction massive.  Et je ne l’ai compris que lorsque, lasse de me faire des signes que je ne comprenais pas du tout, cette fille passa à la vitesse supérieure et osa me caresser la main en me rendant la monnaie. Là au moins c’était clair et je n’ai plus jamais eu aucun doute sur le fait qu’elle voulait baiser avec moi, là tout de suite, m’écartant les jambes pour enfouir sa tête dedans, cherchant à aspirer ma source de jouissance et de jouvence

J’évitais donc cet endroit et oubliais sérieusement cette aventure qui n’en était pas une mais qui m’avais semblé dépasser les bornes de ce que je pouvais supporter.

Un soir de printemps, ou j’étais de sortie avec ma petite bande, dans un lieu branché de la capitale, je fis la rencontre qui bouleversa définitivement  mon point de vue sur la question. Je dansais frénétiquement sur la piste de danse, comme je sais si bien le faire quand la musique me transfigure, rigolant avec les gens qui m’entourait, me frottant contre des inconnus parce que c’est bon de sentir tous ces corps enfiévrés, quand une grande fille vint se mettre en face de moi, me collant littéralement en dansant tout contre moi à son tour.

Cette nana venait littéralement s’imprimer contre moi, faisant des mouvements lascifs avec son bassin et me regardant profondément dans les yeux. Elle était tellement proche que son parfum coulait sur moi, je pouvais voir les pores de sa peau perler et de petites gouttes de sueur poindre. Elle avait chaud et me donnait des bouffées de chaleur incontrôlables, son corps qui n’était ni voluptueux, ni vraiment sexy me troublait plus que de mesure, je mettais cela sur le compte de la gêne qu’entrainait cette si soudaine proximité mais je savais que c’était autre chose. Cette fille était féline et elle m’attirait.

Je ne pouvais pas lutter, je me sentais poussée vers elle comme je l’étais quand je voulais un homme et je ne pouvais pas me sortir de la tête l’envie de lui plaire aussi à mon tour. Je transpirais trop, mon coeur battait la chamade à contre temps et j’avais des palpitations dans le ventre. Il me fallait cette fille, tout de suite, il fallait que je la touche, que je la respire, je ne voulais la voir onduler que pour moi, je voulais la tenir, la serrer contre moi , l’embrasser, la baiser, me faire baiser…..

Mais  j’étais complètement folle moi !!!!!, voila qu’une inconnue se collait à moi et je me retrouvais totalement transformée en nymphomane sur pieds, il fallait que je me reprenne et vite…… Elle me regardait avec ses yeux de chatte et je me liquéfiais sur place, telle la sorcière dans le magicien d’OZ, je me sentais partir en flaques abondantes. Mon dieu que j’avais chaud,  il fallait pourtant que je garde la tête froide même si tout le reste était brûlant comme les braises d’un grand feu incandescent.

Il me fallait une échappatoire et vite, il fallait que je fuis cette gorgone qui m’attirait dans ses ardents filets ou je trouvais si doux de me perdre. Les toilettes, voila ce qu’il me fallait, j’allais m’enfermer dedans et attendre que mon thermomètre intérieur descende à – 12. Quelle bonne idée !!!!

« Eau froide, eau glacée », était mon unique pensée alors que je traversais la boite de nuit à moitié nauséeuse de cette promesse d’un trop plein de plaisir qui ne prenait pas forme. Tout me semblait flou tant j’avais conscience de mon corps et de son mécanisme interne. J’entendais mon coeur battre et je sentais mes veines se gonfler laissant passer un afflux de sang puissant.

Je les voyais enfin les toilettes et je soupirais de soulagement, je m’engouffrais dedans , fermant avec élan la porte qui visiblement ne voulait pas se fermer, mince…… j’essayais une nouvelle fois, la poussant avec plus de force , mais ça ne fonctionnait pas plus, je me retournais donc et je vis ce qui empêchait la fermeture…un pied, coincé entre la chambranle de la porte et la porte elle même.

Je poussais un peu la porte pour regarder s’ il n’y avait pas derrière, une nana un peu bourrée qui aurait envie de vomir, je n’avais pas envie de finir en soutien gorge parce qu’on m’avait vomi dessus. Je me penchais un peu pour voir qui était là et je croisais ses yeux, vert comme ceux d’un chat, chargé d’un désir non dissimulé. Je reculais un peu effrayé, lui laissant alors toute la place nécessaire pour entrer.

Malgré l’odeur peu attrayante de l’endroit , je me retrouvais à nouveau submergée par sa délicate odeur de femelle en chasse, suave décoction humaine qui s’abattait encore plus fortement sur moi. Elle ferma le loquet de la porte et s’avança irrémédiablement vers moi….. j’étais définitivement perdue.

Pas elle visiblement puisqu’elle se saisie sauvagement de mon cou et enfonça sa langue au fond de ma bouche, n’hésitant pas à venir de façon perverse et par petits mouvements savamment étudiés, morde ma langue. Je ne sentais plus mon corps, seulement mon désir qui me faisait couler par flots abondants mouillant littéralement le semblant de string que j’avais enfilé plus par correction que par envie. J’haletais de plaisir et je me laissais toucher par ses doigts experts qui n’oubliaient pas un centimètre de ma peau et qui la pétrissant avec ardeur. Quand son propre désir fut au niveau du mien, elle souleva le bas de ma robe, cherchant ma chatte avec précipitation pour y enfoncer ses doigts éjaculateurs. J’étais tellement détrempée, qu’elle enfonça sans peine sa main dans ma chatte qui l’aspira avec ardeur et espérance. Alors elle entama une série de va et vient qui laissaient derrière eux un bruit faisant flocs, flocs , flocs et qui déchaînaient mes cris de plaisir.

Elle me défonçait de sa main agile et je sentais en moi monter un orgasme de la puissance de son geste alors je me laissais complètement aller à sa volonté et j’écartais bien grand mes cuisses pour la sentir aller toujours plus loin et toujours plus fort. J’explosais tout d’un coup en criant et en laissant rouler ma tête contre son épaule, incapable que j’étais à ce moment là de contrôler quoique ce soit de mon corps.

Quand elle retira sa main, celle ci était recouverte de ma jouissance, visqueuse et abondante qu’elle se mit à lécher, doigts par doigts en me regardant droit dans les yeux et en me disant avec un air amusé ” décidément tu as vraiment bon goût !!!”

Je venais de vivre ma première expérience avec une femme et je me fantasmais déjà bisexuelle avertie….. c’était certain, il fallait que je recommence à baiser avec une femme mais en l’offrant cette fois ci au regard lubrique et excité de mon amoureux.

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