Les Lectures de l'AristoChatte

“Petite philosophie du cul” de Sylvain Bosselet

Petite philosophie du cul

Cette semaine, j’ai lu pour vous, un petit livre fort bien écrit et très intéressant à caractère philosophique qui s’interroge sur la place du cul dans notre société.

Sommes nous, oui ou non, conditionnés par celle ci et avons nous des comportements attendus et conformes à ce que l’on nous enseigne depuis la nuit des temps ? Sommes nous si libres que cela ? Aimons nous les perversions ? Sommes nous heureux sexuellement ?

Sylvain Bosselet est un docteur en psychologie, agrégé de philosophie et auteur de plusieurs livres qui visent à rendre la philosophie facile d’accès et agréable à lire.

A travers son livre, il va mettre en place toute une série de questions visant à critiquer les a priori qui nous encerclent afin de nous en libérer et de nous conduire vers ce qu’il appelle le ” Bonheur sexuel”.

Il nous rappelle avec justesse que le cul demeure un sujet tabou dans le domaine public et qu’une fois adulte nous sommes toujours gênés par celui ci , à tel point que cela nuit à la détente nécessaire pour découvrir l’autre et soi même de manière intime.

Sa philosophie du cul , cherche la vérité sur le sexe pour atteindre la plénitude au lit qui, soyons honnête, manque à beaucoup.

A travers 8 axes précis, il va nous prouver qu’on ne peut pas prétendre savoir ce qu’est le désir sexuel ni le figer avec des mots scientifiques. Il nous démontrera qu’il n’existe pas d’actes sexuels contre nature et que nous ne devons pas nous accrocher à ce que les penseurs classiques ont voulus nous faire croire.

Il exclura les religions du cul, argumentant que les prophètes ne sont pas en mesure de fonder le bien ou le mal. Pas plus que les biologistes le sont pour réduire le cul aux simples gènes, ce qui reviendrait à nous borner à des pratiques sexuées alors que notre genre se construit dans les allers et retours lascifs entre gênes et moeurs.

Il parlera des médecins et sexologues comme impuissants pour fonder la norme et bannir ce qui serait pervers. Il insistera sur le fait que nous devons bâtir une norme qui unisse les peuples. Et que nous sommes tous des êtres humains plein de désirs dépassant amplement le simple fait de la procréation qui pourtant nous est imposée comme le modèle le plus vertueux à suivre.

Enfin il conclura que prendre conscience de nos a priori nous libère et nous permet d’atteindre “le bonheur sexuel” dont il fait l’éloge a maintes reprises.

Ce que j’ai bien aimé dans ce livre, c’est de constater que moi,  qui suis pourtant très ouverte, je suis tout de même encore engluée dans certains a priori sans m’en rende compte. Je le rejoins fortement sur le fait que nous devons prendre en main notre legs sexuel grâce à notre raison, au lieu de le subir comme des bêtes.

Il me semble effectivement que nous endurons des tabous dont le sens et la source nous échappent. Nous devons enfin devenir adulte en prenant conscience de notre destin si nous voulons atteindre un niveau de bonheur acceptable.

Pour moi la solution à tout cela est de nous sortir de cet esclavage que nous impose la société pour être des hommes et des femmes libres de faire l’amour et de vivre nos envies. Pour cela il faut tenter des choses, prendre des risques, relâcher notre mental et  jouir de plein de petites choses qui sont agréables.

Pour conclure, je vais reprendre la devise de Sylvain Bosselet: “Quand l’humanité nue jouira en continu, elle pourra s’éteindre en paix !!”

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