Mon journal Intime

J’ai été offerte par mon Maître

“Peut-on se rêver Objet ? S’imaginer sans volonté propre, poussée seulement par l’envie d’être modelée par des mains puissantes ?” me demandais-je en me roulant doucement dans la fraîcheur de mes draps.

“Etre l’Objet de celui que l’on reconnait comme étant le Maître de sa vie, lui appartenir corps et âme et aller vers ses désirs. N’avoir plus qu’une seule volonté existante, celle de lui obéir sans restrictions, peut être voir même au delà. Sans peurs, sans reproches, juste se taire et le satisfaire quelque soit sa demande.”

C’était terriblement tentant comme abandon, mais je ne savais pas si je serais capable d’atteindre un jour ce stade avancé. J’avais encore en moi des limites qui me semblaient insurmontables et surtout ce désir de me sentir libre face à l’infini de la vie. Obéir était une seconde nature chez moi car je n’avais connu que cela pendant toute mon enfance, je n’avais donc aucun mal à me plier à cette discipline. Mais je sentais aussi cette envie de diriger ma vie sans entraves poindre en moi et je ne voulais pas vraiment lutter contre.

Mon Maître m’avait fait par de son envie de “m’offrir” comme objet sexuel dans le cadre d’une soirée ou il désirait que nous nous rendions. Sans entrer dans les détails comme à son habitude, il m’avait juste informé qu’il désirait vivre une expérience candauliste et qu’il souhaitait que je m’y plie de bonne grâce. Bien sûr il ne me forcerait nullement et si cela était au delà de mes forces il comprendrait aisément. Il me demandait juste d’y réfléchir calmement et de trouver quels en seraient les bénéfices pour moi.

Je savais intimement que je n’avais pas vraiment envie de coucher avec des inconnus, je préférais nettement être séduite en amont. Je ne voyais aucun charme dans le fait de céder mon corps à une personne qui en aurait envie. C’était tellement banal à mon sens, tellement attendu et usé comme tactique. Ou était le charme, la sensualité et la poésie dans tout cela ?

Quant aux femmes, je n’avais pas d’attirances particulières pour celles ci.  Si cela devait être le cas un jour, je n’avais pas encore rencontré celle qui aurait le pouvoir de me faire perdre la tête. J’espérais donc secrètement que les projets de mon Maître n’étaient pas féminins. Je ne me voyais pas la tête entre les cuisses d’une femme à devoir lui lécher la chatte.

“Après tout, ce n’est que du sexe” me répétais-je en boucle, pour dédramatiser la tournure que j’avais donné à ma réflexion sur le sujet. Oui c’était vrai, mais à ce sexe j’avais donné une dimension onirique et féerique dont je ne voulais pas vraiment me détacher.

J’étais sans doute encore beaucoup trop naïve pour le monde dans lequel je vivais. On parlait de cul toute la journée partout. C’était devenu le dernier ancrage humain auquel on s’accrochait comme s’il était en voie de disparition. On analysait, disséquait, autopsiait sans relâche ce fondement de l’humanité. Et surtout on voulait lui rajouter des goûts et des saveurs improbables et ubuesques qui me laissait souvent déconcertée.

Les femmes en faisait un combat sans relâche pendant que les hommes perdaient haut la main du terrain sur le sujet. Quelle pagaille que notre sexualité au final. J’en étais à ces réflexions intérieures sur notre pauvre sort d’Etre sexué qui ne sait plus que faire de son sexe quand je reçus des nouvelles de mon Maître sous la forme d’une invitation.

Chef d’orchestre de notre plaisir, il m’informa que nous avions rendez-vous chez un de ses grands amis à 20 Heures le soir même. Il s’excusait par avance de son retard mais m’envoyait une voiture qui me conduirait directement chez celui-ci. Il m’y rejoindrait dés que possible pour lui.

Habituée à ce genre de situation, je montais sans crainte à l’heure dite dans la berline qui vient me chercher en bas de chez moi. J’avais décidé de ne plus me poser de questions sur cette soirée d’offrande et de me concentrer sur la personne que j’allais rencontrer. Ses amis étaient toujours très intéressants de part leurs âges et leurs parcours. Celui-ci je ne le connaissait pas, je savais juste qu’il avait bâti toute sa carrière dans la vente de fromages affinés de luxe. Il avait une soixantaine d’années et beaucoup de choses à raconter sur sa vie.

Il me reçu avec beaucoup de convivialité, me faisant visiter sa grande maison et m’expliquant combien aujourd’hui il aspirait à plus de tranquillité et de détente après tant d’années à courir les investisseurs. Il avait parcouru le monde de long en large, vécu des époques et vu des pays que j’affectionnais et malgré sa réussite était resté lui-même: ce petit garçon qui rêvait de conquérir le monde

Il adulait mon Maître qu’il voyait comme un ami de confiance absolu. Il ne tarissait pas d’éloges sur celui, qui pour lui, était comme un frère de coeur. J’appréciais ses mots qui coulaient en moi comme coule une confiture chaude et onctueuse. Je le trouvais réaliste et juste dans ses propos et j’aimais cette énergie qui se dégageait de lui encore aujourd’hui, malgré son âge et son corps vieillissant.

Quand il me proposa de profiter de la piscine chauffée en attendant mon Maître, je fus ravie et je m’y glissais nue sans gêne. Il me laissa m’y épanouir, s’en allant vérifier si le dîner prenait le bon chemin.

Je le vis revenir accompagné de mon Maître qui me soupesait de son regard de velours. “Venez vous baigner avec moi, l’eau est divine par ici !!” leur criais-je

Parfois de simples mots criés dans l’euphorie d’une sensation de bien-être ont le pouvoir de faire basculer une situation. On ignore bien trop souvent le langage du corps et les signaux que nous envoie ceux des autres. Quand je sentis le corps de l’ami de mon Maître se rapprocher de moi dans l’eau, je sus que j’étais son cadeau. Je sentis aussi que je serais consentante et que je m’abandonnerais à cet homme et à sa perversité sans soucis.

Mon Maître offrait sa chienne à un ami de coeur et il comptait sur moi pour me donner totalement et avec entrain. Cet homme qui avait tant vécu et baisé bien d’autres femmes dans sa vie me dit les mots suivants: ” Ce soir tu es mon invitée mais tu seras aussi ma chienne sous les yeux de mon ami, ton Maître qui souhaite te voir ainsi………. Je te baiserais jusqu’à épuisement de mon vieux corps puis, nous te baiserons tous les deux comme tu le mérites……. Aucun de tes orifices ne sera épargné ce soir car ils sont tous dignes d’être honorés et dilatés…….. Nous te remplirons comme une chienne en chaleur et tu déborderas de toute cette semence que nous répandrons en toi. Tu sera notre objet sexuel mais nous veillerons à ce que tu jouisses à de multiples reprises…….. Puis tu rentreras avec ton Maître et tu loueras sa générosité à ton égard comme je le fais de mon côté !”

Mon Maître me regarda profondément et dit “Y consentez-vous ma chienne ?”

Alors je sortis de l’eau ruisselante, me mis à quatre pattes les jambes bien écartées et répondis d’une voix affirmée ” Que votre volonté soit faite mon Maître !!!

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