Notre avis sur le cul

Le Kinésithérapeute

Kinésithérapeute

La nuit défile et comme toujours je n’arrive pas à dormir, j’écoute Bashung me crier que la nuit il ment, qu’il fait l’amour et qu’il fait le mort. Moi aussi j’aimerais bien faire l’amour, là, sans me poser de question, juste mélanger mon corps au sien, sentir sa chaleur, son désir et en jouir.

Je ne me lasse pas de son corps d’homme, ce corps que je regarde de dos quand il marche, quand il déambule dans ces rues inconnues, oscillant doucement de droite à gauche dans son manteau noir.

Son corps se dresse entre la rue et les passants, il en impose un peu, pas trop, juste ce qu’il faut pour se créer un chemin vers l’avenir de sa destination. Je le suis, je le regarde, parfois je marche à sa hauteur, mais ce que je préfère entre tout, c’est regarder son dos qui vient mourir sur ses fesses.

Soumise à son pas, j’accélère le mien, je saute d’un pied à l’autre et je sens mon souffle venir mourir sur mes lèvres. Je respire un peu fort, pour recueillir son odeur qui défile et se distille dans l’air qu’il brasse. J’agite la tête humant, les effluves de son animalité et sur la pointe des pieds je viens y déposer un baiser.

Toujours derrière lui, comme la surimpression de sa propre ombre, je le suis des yeux alors qu’il monte les escaliers. Son corps semble frisonner à chaque marche, il se déploie, va toucher le ciel puis plie sous le poids de sa volonté pour se hisser à nouveau vers le firmament. Il à cette démarche féline qui me donne envie de venir me frotter contre ses jambes, femelle ronronnante réclamant la douceur d’une main qui viendrait flatter l’échine de sa féminité.

Je reste pourtant debout et je serre les jambes pour sentir encore plus fort, palpiter mon sexe qui se gorge d’envie. Je regarde la ligne de ses jambes, s’enfuir doucement hors de mon champs de vision et à mon tour je grimpe ces marches, le coeur plein d’une envie lancinante qui se répercute dans mon corps soumis à mes hormones de femme.

Deux à deux, j’enjambe les marches, je m’envole tendant la tête pour ne pas perdre la cadence de ses pas qui s’éloignent dansant sur les motifs du tapis persan. Cabotine, je me faufile à sa suite, imprimant mes pas dans les marques que les siens ont laissé au sol. Je joue à la marelle, lance le galet de mon envie espérant faire un six pour l’atteindre encore plus vite. Mais il marche, toujours et encore, cherchant l’endroit ou poser son corps.

Je cherche le ciel et me faufile dans l’embrasure de la porte de son cabinet. Son corps prend une autre dimension et il abandonne le sérieux de sa position pour offrir à mes yeux une autre version plus délicieuse et plus virile. Tapis dans l’ombre, une main sous mes jupes, caressant ma chatte avec vigueur, je le regarde se débarrasser du superflu, ne laissant qu’au bout de mon regard un corps musclé et soyeux qu’il recouvre d’une blouse blanche.

Allongé et délié, son corps respire de toute son âme, il ajuste son col et ferme les yeux laissant la sérénité l’envahir. Il sait que je suis là, chatte en chaleur, attendant mon heure pour bondir. Il me laisse me lubrifier de mon désir et pour me faire couler encore, il bouge imperceptiblement les fesses. Je m’étire au sol, me débarrassant de mes vêtements, je suis presque nue au vent, libre de mes mouvements et pleine d’effluves odorantes.

Je monte sur la table blanche, présente ma croupe à ses mains expertes et le laisse chercher l’origine de mon trouble. Il palpe, touche, mes rondeurs épanouies, insistant sur le haut lieu de mon cul pour redescendre vers ma chatte qui n’en finie plus de se déverser en marre déséquilibrée dans ma culotte . Floc, floc font ses doigts entrés en contact avec ma féminité, avidement aspirés et dont je ne veux plus rendre le moindre centimètre. Il pousse en donnant des secousses et voila que toute sa main disparaît, happée par mon envie de lui. Ma chatte est une plante carnivore. Gloutonne, elle avale sa proie qui semble exulter du bien être donné et éprouvés. Elle digère son poing, le mâchant goulûment et bavant partout pour soudainement l’enserrer avec des spasmes incontrôlés.

Je jouis et me déverse, sur la table d’auscultation, oubliant  un instant que ce n’est que le premier traitement et qu’arrive au tournant, de nombreuses autres slaves de lancement.

Il est kiné, j’aime regarder son corps d’homme et m’en délecter.

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