Mon quatuor vintage

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C’était un après midi ensoleillé, dans une petite ville de province tout juste peuplée. Elle était belle, elle était seule et elle semblait attendre depuis toujours l’homme idéal, celui qui comme dans les livres viendrait faire battre son coeur et lui ravir sa chasteté.

Mais l’ordinaire de la vie n’était pas fait pour elle. C’était une aventurière qui rêvait de conquérir de nouvelles contrées et de jolis corps pour le plaisir des yeux et de ceux de la jouissance dont elle était dépendante depuis bien longtemps maintenant

Elle s’allongea sur l’herbe fraîchement coupée, ferma les yeux et se mit à penser à cette époque lointaine ou les hommes étaient beaux et gominés, plein de belles manières et ou “Ouaich, ca va gros ?” n’existait pas encore.

Son esprit se laissa bercer par la douceur du soleil qui venait la chatouiller à travers les feuilles du grand lilas mauve de son jardin. Apparue alors dans son esprit fécond, l’image de trois hommes ravissants et virils qu’elle s’imagina séduire pour faire vivre en elle tout le désir qu’elle retenait depuis si longtemps et qui lui donnait le tournis

Elle se releva, piocha dans sa petite liste bleue qu’elle tenait à jour scrupuleusement, sélectionna le numéro de trois hommes qui avaient su faire leurs preuves à ses cotés et leur donna rendez vous chez elle pour réécrire un quatuor qu’elle savait déjà fécond.

Elle voulait profondément une partie fine à quatre pour que chacun de ses orifices soient comblés simultanément par le désir de ces hommes en rut et rutilant de beauté. Elle tremblait de partout quand elle ouvrit le portail de son jardin, sondant du regard leurs braguettes déjà bien gonflées. Montagnes de chairs prometteuses qui une fois à l’air libre et livrées à ses soins deviendraient des pilons infernaux ne lui laissant plus aucun répit.

Elle déboutonna sa veste et fit glisser son petit corsaire moulant jusqu’à ses chevilles. Alors ainsi dévêtue, elle se jeta à quatre pattes à terre, s’offrant sans pudeur aux regards avides de ces trois hommes venus pour la baiser.

Elle n’était plus qu’une chienne attendant d’être saillie et le réclamant de tout son être. Ils prirent chacun place autour d’elle, sortirent leurs queues raides et piquantes et l’assaillirent comme l’on prend une forteresse, avec ardeur et passion.

Elle se sentait enfin elle, ainsi  remplie de ses bites ardentes et chevaleresques qui ne lésinaient pas à la satisfaire, crachant leur plaisir au fond  d’elle et venant chacune leur tour goûter toutes ses entrées officielles ou interdites.

Elle jouissait à n’en plus finir, s’ouvrant toujours plus sous les assauts de ces dieux du sexe qui une fois asséchés enroulèrent leurs corps autour du sien  cédant au sommeil et à la douce tiédeur de cette  journée de printemps aux airs d’extase vintage.

A son tour elle ferma les yeux, comptant doucement le nombre de ses jouissances du jour et souriant aux nouvelles envies qui venaient subitement de naître en elle. Elle n’en avait pas fini avec ses trois hommes, elle comptait encore profiter d’eux avant qu’ils ne s’échappent  à nouveau vers le quotidien de leurs vies.

Ce soir elle serait sacrée reine des salopes, recouverte de leur sperme et resplendissant à la clarté lunaire. Sorcière extatique, possédée par le démon de la luxure, jouissant en criant dans la nuit. Elle plongea dans le sommeil remplie de cette image lubrique.

 

 

 

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Iza
Web-media traitant de toutes les formes de sexualité. Testeuse de lingerie et sextoys.

3 Comments

  1. Un merveilleux quatuor, merci pour ces mots…

  2. Joli texte, c’est un plaisir…

  3. Bonjour,

    J’ai découvert votre blog après notre rencontre au Taken pour le lancement de la campagne de Julia Palombe.
    Je partage entièrement votre analyse sur les qualificatifs que l’on donne aux femmes.
    Pour ma part, je ne vois pas pourquoi on donnerait le qualificatif de “cochonne” à une femme qui aime et assume sa sexualité et qui a su se libérer des idées préconçues de notre société. C’est le monde à l’envers!
    J’aime bien qualifier de femme sauvage ma partenaire lorsqu’elle se laisse emportée par une jouissance primitive sans aucune retenue.
    Longue vie à l’Aristochatte!
    Bernard

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